Prévention du suicide des jeunes en Pays de Cornouaille Prévention du suicide des jeunes en Pays de Cornouaille

Réseau de prévention des risques liés à la souffrance psychique et aux conduites suicidaires des jeunes.


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Compréhension du phénomène suicidaire

Publié : mardi 2 juin 2009

Le nombre de suicides

Même si le taux de mortalité par suicide a diminué récemment en Bretagne, cette tendance est moins marquée que pour la France entière. La Bretagne reste la région de France qui a la plus forte mortalité par suicide : environ 871 personnes en 2000, soit 3 pour 10 000 habitants chaque année. Ce taux est supérieur de 64% au taux national. Cette surmortalité se retrouve pour les deux sexes et dans toutes les tranches d’âge.

On parle de sursuicidité bretonne.

Le suicide est une des premières causes de mortalité chez les jeunes. Il constitue même la première cause de mortalité pour la tranche d’âge des 25-34 ans, juste avant celle des accidents de la circulation.

Le nombre de tentatives de suicide

Le taux de tentatives de suicide (TS) est plus élevé pour la Bretagne que pour la France. Près de 50% des personnes prises en charge aux urgences vont récidiver. Il existe un lien entre la TS et le suicide abouti : un quart des personnes ayant fait une tentative finiront leur vie par un suicide. D’après les données nationales disponibles, l’intoxication médicamenteuse est le mode le plus utilisé, en particulier chez les jeunes.

Tentative de suicide : ne pas banaliser le geste

Les facteurs de risque et les facteurs de protection

Le geste suicidaire trouve son origine dans un faisceau multifactoriel de causalités. L’étude du comportement suicidaire fait ainsi apparaître :

  • la dimension personnelle (problèmes psychologiques ou psychopathologiques, ruptures sociales et familiales, difficultés professionnelles…),
  • la dimension sociale (crise économique, évolution de la société : changement de statut social lié au sexe, à l’âge, à la famille…)
  • la dimension culturelle (perte des repères identitaires, religieux…).

Avoir une bonne estime de soi, être capable de nouer des relations basées sur une confiance réciproque, se sentir responsable de quelqu’un d’autre, d’une tâche, sont autant d’éléments classés comme facteurs de protection. L’essentiel est de ne pas être isolé et d’avoir quelqu’un d’accessible à qui parler de ses problèmes et de son état. Pour les jeunes suicidants, la prise en charge thérapeutique est également un facteur de protection.

Tout ce qui est lien protège. Tout ce qui est rupture favorise le passage à l’acte suicidaire.

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