Prévention du suicide des jeunes en Pays de Cornouaille Prévention du suicide des jeunes en Pays de Cornouaille

Réseau de prévention des risques liés à la souffrance psychique et aux conduites suicidaires des jeunes.


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Méthodologie

Publié : mardi 8 septembre 2009

Une chaîne de soin se décline de la promotion de la santé mentale à la postvention.

Les personnes engagées dans la prévention du suicide doivent se représenter comme participant à cette chaîne, s’informer sur les autres maillons.

Agir dans le domaine de la promotion de la santé mentale (ou de la prévention primaire non spécifique)

Les acteurs de terrain s’adressent à l’ensemble des jeunes et cherchent à renforcer leur santé mentale, à développer leurs compétences psychosociales, leur estime de soi, de manière à ce qu’ils puissent faire face aux situations de crise. La notion de santé mentale doit être comprise comme se rattachant à la santé globale telle que la définit l’OMS (état de bien-être physique, mental et social), et non à l’univers de la psychopathologie clinique.

Être capable d’organiser sa vie, ses loisirs, être capable de se faire comprendre et de nouer des relations, pouvoir gérer ses émotions, son stress, se connaître et s’apprécier, avoir une pensée critique et créative… sont autant de compétences psychosociales qui permettent de renforcer sa santé mentale. Ce sont tous les acteurs qui ont pour objectif de favoriser le bien être des jeunes.

Agir dans le domaine de la prévention primaire spécifique

Les acteurs s’adressent aux jeunes en situation de vulnérabilité et tentent d’éviter la tentative de suicide ou toute autre forme de conduite à risques en favorisant le dialogue, le repérage des signes de mal être et en facilitant l‘orientation dans le système de prise en charge.

Le repérage des jeunes en souffrance puis leur orientation vers des structures de soins sont essentiels pour éviter le passage à l’acte et diminuer le risque de récidive. La réalisation d’annuaires, la formation des personnes au contact des jeunes et la mise en réseau des acteurs locaux constituent des réponses adaptées.

Dans tous les cas, des signes répétés de rupture voire une tentative de suicide ne doivent jamais être banalisés.

Agir dans le domaine de la prise en charge (ou de la prévention secondaire et tertiaire) : Lorsque la souffrance psychique est identifiée (idées suicidaires, conduites de risques), sans qu’il y ait pour autant de passage à l’acte, les acteurs du soin proposent au jeune un accompagnement psychologique ou psychothérapeutique. Lorsqu’il y a eu une tentative de suicide, ces derniers encouragent l’hospitalisation et en assurent le suivi tant pour le jeune patient que pour son entourage, avec pour objectif d’éviter le risque de récidive suicidaire. Une prise en charge et un suivi psychothérapeutique ou psychiatrique adapté permettent de réduire le risque de récidive.

Agir dans le domaine de la postvention

Il s’agit de mener des actions destinées à réduire le traumatisme psychologique de l’entourage des personnes décédées par suicide ou ayant fait une tentative de suicide. Des mesures de soutien sont proposées aux familles, aux proches, aux intervenants professionnels ou non. Intervenir dans l’environnement des jeunes suicidants peut éviter l’effet de mimétisme. Des unités de soins adaptées à cette prise en charge existent localement (voir fiches). Nous pouvons également citer le rôle des associations de parents concernés par le suicide, qui apportent un soutien aux parents endeuillés (voir fiches).

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